LE TERRITOIRE CANONIQUE RUSSE

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INTRODUCTION

Au cours des dernieres années, plusieurs personnes faisant partie des cercles de l'Eglise Orthodoxe ont entendu ou vu l'expression 'territoire canonique russe'. Mais quelques uns seulement sont capables de definir cette notion de territoire canonique. Cette notion a eté initialement utilisée en relation avec la presence et aux activites de l'Eglise Catholique en Russie et dans les pays de l'ex Union Sovietique. Dans certaines circonstances la phrase est utulisée a l'endroit des Protestants et differentes sectes mais parfois son utilisation est limitée a cause de diverses ambiguites. Dans le but de parvenir a une comprehension claire de la notion de territoire canonique il est neccessaire d'etudier ses origines profondes et ses differentes significations et toutes les imlications qu'elle engendre. Mais par dessus tout il est important que le terme soit compris theologiquement et non politiquement puisque c'est une notion theologique qui peut avoir des implications politiques. N'est pas une conception politique qui se defend theologiquement ou canoniquement.

CLARIFICATION DES MOTS

Avant de rechercher de quelconques definitions ou utilisations possibles de l'expression 'territoire canonique' nous devons tout d'abord retrouver la definition des mots suivants 'canonique' et 'territoire'. Le mot 'canonique' trouve son origine dans les canons de l'Eglise. C'est a dire des regles fixes par les differents concils et synodes qui ont pour but d'organiser et de proteger tous les elements de la vie chrétienne et ecclesiastique. Le mot 'territoire' implique un espace geographique et des frontieres defininies. Ansi donc, territoire implique la presence d'autres territoires exterieurs. Par consequent, de par sa nature spirituelle, le mot 'territoire' peut signifier plus qu'un simple espace geographique. Ainsi, le terme 'territoire canonique' implique l'existence pas seulement d'un territoire, mais de plusieurs 'territoires canoniques' parmis lesquelles le 'territoire canonique russe'. Les differentes composantes du monde chretien se distinguent les unes des autres comme territoires canoniques.

LES TERRITOIRES CANONIQUES DANS LES SAINTES ECRITURES

Malgre le fait que le terme territoire canonique soit absent des saintes écritures, il existe neanmoins des passages de l'ancien et du nouveau Testament qui font mention de distinctions ou de divisions dans l'Eglise ou le monde religieuse ou chretien. Dans la Genèse, Abraham et Lot se sont partagé le territoire qui se trouvait devant eux, Lot ayant choisi la region de l'est qui se trouvait autour du fleuve Jourdain et Abraham se contentant de sa part de la terre de Canaan qui se situait à l'ouest. Le but de cette division fut d'éviter les tensions entre les deux frères et entres leurs bergers qui pourraient avoir des malentendus sur l'appartenence réelle de leurs chèvres et moutons. Dans le livre des Nombres, Moses donna l'ordre selon lequel les tribus d'Israel devraient se partager la terre Promise aussitôt qu'ils y seront entrés. Dans le livre de Josué, cette division concerne les terres et les villes qui devaient leur être attribuées. Chaque tribu avait déjà développé sa propre culture et ses traditions, et par conséquent devaient être distinctes géographiquement et indépendantes des autres tribus. Dans le même ordre d'idées, il existe le principe sociologique selon lequel chaque culture a besoin d'un espace propre. Dans le Nouveau Testament il existe plussieurs endroits ou le principe de 'territoire canonique commence a se reveler comme un trait de l'Eglise fondée par le Seigneur. Le principe de 'territoire canonique' se revele a travers les paroles de St. Paul; dans sa lettre aux Galatiens, il leur fait savoir qu'il apotre pour les incirconciis, alors que Pierre l'est pour les circoncis. Il souligne ainsi clairement la distinction culturelle dans la structure de l'eglise des temps apostoliques; une distinction entre les Chretiens d'origine juive et ceux d'origine paienne. La mission apostolique fut divisee en plusieurs entites basees sur la difference ethno-culturelle qui caracterisait l'Eglise originelle. Dans les Actes des Apotres, plusieurs disciples et apotres furent envoyes dans des villes differentes pour precher la bonne nouvelle; dans certaines d'entre elles comme a Antioche, des eglises furent creees et logiquement, on parle de l'eglise d'Antioche, de l'eglise de Rome, de l'eglise de Jerusalem, de l'eglise de Corinthe et autres. Chacune de ces eglises se distingue l'une de l'autre, pas seulement geographiquement mais aussi pratiquement, chacune possedant ses besoins, ses problemes et caracteristiques partuculiers. Quand le mot 'eglise' est utilise d'une telle maniere dans le Nouveau Testament, il correspond a ce qui est aujurd'hui considere comme un diocese ou eglise locale. Par consequent un autre element vital apparait comme un principe developpe par le 'territoire canonique': c'est la charge episcopal. Sans un évêque, le successeur des apotres, on ne peut pas parler de 'territoire canonique', et il n'y a pas d'eglise locale. Par exemple, dans l'Apocalipse, il y'a sept eglises; et si l'on se refere a certaines interpretations traditionelles, les anges de ses eglises sont consideres comme ayant eté des évêques monarchiques. Paul declara dans une de ses lettres a Tite et a Timothée que les apotres prechaient dans les pays et les villes et designaient leurs évêques et diacres aprés qu'ils aient eté approuves par l'esprit. St Ignace d'Antioche declare que meme dans le moidre des pays, il existe dans chaque communité un unique monarche sur lequel repose toute la conduite religieuse et disciplinaire de la communaute. Ainsi, chaque évêque prend soin de son territoire diocesain. La base ou la plus stricte forme du 'territoire canonique'sont le diocese ou l'eglise locale qui possedent ses differentes limites géographiques avec les autres dioceses. Les premières congrégations chrétiennes étaient établies dans les villes, mais avec le temps, les plus grandes villes avaient besoin de plusieurs églises; et par conséquent furent divisées en plusieurs branches. Ce développement n'a pas affecté le pouvoir de l'évêque à la tête de l'église. Il est démeuré le supérieur des différentes églises de la ville et des régions environantes. Comme le nombre des croyants commencait à augmenter dans les zones rurales, de nouveaux évêques furent donc nommés dans ces districts et de nouveaux diocèses furent établis. Comme règle, le superieur éccclésiasstique de la province était l'évêque de son lieu plus important, qui depuis le quatrième siècle y est affecté comme métropolitain. Les frontières de la province écclésiastique sous la métropole furent avaient tendence à se identifier avec celles des provinces civiles. Cette concurrence entre les divisions politiques et écclésiastiques fut basée initialement sur des raisons historiques et géographiques. Il existe aussi un facteur écclésiastique étant donné que les églises de la province qui étaient habituellement installées dans le lieu principal de province furent considérées comme les églises filles de l'église mère. Un aspect dans la formation de vues méropolitaines fut les éléments culturels, traditionnels qui liaient les personnes d'une région et les distinguaient des des personnes d'une autre métropole ou d'une zone géographique. Ainsi, il était posssible de parler de 'territoires canoniques métropolitains. Plus tôt au quatrième siècle; il existai des dignitaires qui pouvaient être appelés des métropoles superieures dont la position était stable et de longue date. Le Conseil de Nicae mentionne les évêques de Rome, d'Alexandrie et d'Antioche dont la juridiction comprenait respectivement l'Ouest, l'Egypte avec ses provinces voisines, et l'Est (la Syrie, la Sicile et la Palestine jusqu'au Sinai). Le Conseil indique qu'il y'avait des évêques métropolitains de haut rang ayant des privilèges spéciaux; on fait évidement allusion aux évêques d'Ephèse, de Césarée en Cappadocie et Herclée en Thrace. L'évêque de Carthage était aussi de rang similaire revendica le droit de consacrer et démettre les évêques des églises filles. Ainsi donc, les formes diocésaines et métropolitaines ont évolué jusqu'aux 'terrritoires canoniques patriarcaux'. L'évolution des structures écclésiastiques des églises chrétiennes aux églises patriarcales fut synonyme d'extension du concept et principe de 'territoire canonique'. Cette évolution dépendait essentiellement des facteurs géographiques, culturels et politiques qui les églises locales de diverses régions en d'unités plus importantes. Ainsi, il est donc possible de parler de trois extension du principe de 'territoire canonique': le territoire de l'église locale ou du diocèse, le territoire de la métropole (équivalent au autocéphale et certaines églises nationales orthodoxes, comme l'Eglise Orthodoxe Ukrainienne du Patriarcat de Moscou) et le territoire des Patriarcats. LE TERRITOIRE CANONIQUE RUSSE Cette question est relative à la définition de l'expression 'territoire canonique russe'. Que signifie exactement l'adjectif 'russe' et quels sont les autres territoires canoniques qui ne sont pass russes? Est-ce que l'adjectif 'russe' fait allusion à l'entité politique qu'est la Fédération de Russie, au Rus historique ou à l'ex-empire Russe? Ou peut-être il fait une distinction entre le peuple russe et les autres, entre la culture russe et les autres? Selon moi, l'utilisation du mot 'russe' conduit certainement à une confusion, à la difficulté pour certaines personnes de donner une signification exacte à l'expression 'territoire canonique russe'. Si l'on pouvait parler de 'territoire canonque du Patriarcat de Moscou, donc les définitions ayant tendance à être liées au mot 'russe' seraient facilement rejetables. En fait, il existe plusieurs dimensions ou types de du'territoire canonique du Patrirche de Moscou. A cause de diverses événements historiques, des influences culturelles et politiques, du développement de la vie écclésiastique et des traditions, l'utilisation aujourd'hui du principe de 'territoire canonique' est encore plus compliquée que l'application du même principe dans l'église originelle. Ainsi, ce principe fut développé selon les réalités géographiques, politiques, culturelles et pastorales. LE TERITOIRRE CANONIQUE GEOGRAPHIQUE DU PATRIARCAT DE MOSCOU L'espace géographique qui correspond au 'territoire caanonique' est compliquée; cela est dû aux différentes étapes de l'histoire politique de la Russie. La première étape correspond à la Rus de St. Vladimir qui se convertit au Christianisme. A cette époque, bien évidemment il n'y avait pas de Patriarcat de Moscou, et le 'territoire canonique' correspondait à celle de la métropole comprenant le 'territoire canonique de Constantinople. La seconde étape est liée au statut monocéphalique qui était propre à la Chretieneté russe et le Patriarcat de Mosscou fut installé. Ces zones géographiques dans lesquelles se trouvaient les diocèses et par conéquent, les évèques orthodoxes russes, en collaboration avec le Patriarcat de Moscou mirent sur pied la première forme de 'territoire canonique du Patriarcat de Moscou'. Comme le l'Empire Russe s'étendait, premièrement vers les terres non-chrétiennes du Sud, de l'Est et du Nord, de la même manière se comportaient les les frontières géographiques du Patriarcat de Moscou. Plusieurs personnes se convertirent au Christianisme à travers le travail missionaire de l'Orthodoxie russe. Aussi, les Russes établis en ville permettaient l'extension du 'territotoire canonique'. Malgré le fait que l'extension géographique du 'territoire canonique' du Patriarcat de Moscou des temps impériaux soit la même aujourd'hui, les frontières politiques ont quant à elles subi des divers changements. Ainsi, il serat difficile de soutenir une théorie selon laquelle toute l'Union Soviétique au 'territoire canonique' suivant: des pays tels que la Géorgie, l'Arménie et la Lithuanie corrrespondent a des 'territoires canoniques' (dans le stricte sens du terme) des églises non-russes qui ont sauvegardé la succession apostolique et les sacrements. Similairement, il serait erroné de supposer que le 'territoire canonique' du Patriarcat de Moscou correspond seulement à l'actuelle Fédération de Russie. L'éclatement de l'Union Soviétique et la formation de la CEI, signifiait politiquement des pays indépendants et géographiquement distincts, et dans certains cas, culturellement distincts. Si nous nous rappelons que le principe du 'territoire canonique' est en premier lieu écclésiastique et non politique, il devient évident que que le trerritoire canonique n'était pas réduit, mais est resté le même. Ainsi, l'Ukraine et la Bielorussie (discutablement avec l'exception des branches occidentales), par exemple reste en dehors du 'territoire canonique' du Patriarcat de Moscou.

LE TERRITOIRE CANONIQUE CULTUREL

A part son aspect géographique, un des aspects fondamentaux du 'territoire canonique' est son aspect culturel. Malgré le fait que l'église ait une extension géographique, elle est constituée de personnes, et ces personnes, tout en étant liées par la foi sont unies par des traditions et des cultures communes. Ainsi, les peuples russes portent et partargent la culture russe. A travers cette culture qui caractérise le peuple russe plus que ses traits physiques, on découvre une autre mentalité et vision du monde .Il existe plusieurs traditions et expériences politiques qui ont marqué la Russie de manière à les distinguer des autres peuples. Un autre facteur à l'intérieur des domaines du 'territoire canonique russe' est le développement de la culture russe en parallèle avec la croissance de l'Othodoxie en Russie. La culture russe, en d'autres mots, est essentiellement orthodoxe, et l'Orthodoxie en Russie est indéniablement impregnée de culture. Le 'territoire canonique' s'étend aux autres personnes de culture russe, même s'ils sont en dehors de l'espace géographique du 'territoire canonique du Patriarcat de Mocou'. Par conséquent, les communautés russes vivant en dehors de la Russie, comme la Géorgie, la Pologne ou l'Estonie appartiennent canoniquement à la sphère culturelle de l'Eglise Orthodoxe Russe. Prenant en considération le rapprochement entre l'église et la religion, l'on s'aperçoit même que les Russes non-baptisés rentrent dans le territoire culturel de l'Eglise Russe. En d'autres termes, le Patriarcat de Moscou a le droit culturel de s'occuper des Russes non-baptisés. Il est beaucoup plus confortable pour les Russes de se convertir au christianisme à travers l'Eglise Orthodoxe qu'à travers d'autres rites et religions, parce qu'à travers sa culture nationale, les Russes ont une certaine 'manière russe de comprendre les aspects de la religon, de la théologie, de l'adoration et de l'Eglise. Il est donc aisé qu'ils pratiquent la foi chrétienne d'une manière qui soit en harmonie avec leur psychologie et culture. Cette voie se trouve à cheval entre la forme russe de l'Orthodoxie et les traditions ecclésiastiques bysantines. Autrement, le danger du développement d'une désharmmonie pychologique chez les individus, conduisant à d'autres difficultés empêchant le progrès d'une vie spirituelle mature et saine.

LES TERRITOIRES CANONIQUES ETHNIQUES DU PATRIARCAT DE MOSCOU

Malgré le fait que le Patriarcat de Moscou soit constitué initialement d'ethnies russes, il existe plusieurs groupes ethniques qui rentrent dans leur 'territoire canonique'. Ainsi, il existe les Komis, les Tartars et les Moldaves orthodoxes. Il existe aussi des Bielorusses, des Ukrainiens, des Estoniens et des Juifs orthodoxes. Ces autres personnes, qui dans certains cas ne sont pas entièrement orthodoxes, se sont converties au Christianisme, ou dans le cas des Estoniens par exemple, à la plénitude de la foi chrétienne, à travers les activités des missionnaires russes orthodoxes. Ce sont les Eglises-filles du patriarcat de Moscou auquel elles donnent un caractère multi-ethnique et multi-culturel. Plusieurs degrés de culture de ces différentes de ces ethnies sont devenues proches et dépendants de l'Orthodoxie et dans certains cas, inséparable d'elle.

LE TERRITORE CANONIQUE MISSIONNAIRE DU PATRIARCAT DE MOCOU

A l'origine, ces peuples et ces nations peuvent être considérées comme ayant fait partie du 'territoire missionaire' de l'Eglise Orthodoxe Russe. De manière semblable aujourd'hui, il existe plusieurs nations et groupes ethniques à l'intérieur du 'territoire canonique géographique du patriarcat de Moscou' qui n'ont pas entèrement accepté la chrétieneté. Il existe les Bouddhistes en Asie, les Musulmans à travers la Russie, et après la chute du communisme, il existe beaucoup des athés qui pourront éventuellement accepter le Chritianisme. Ces peuples constituent le 'territoire canonique missionaire' du Patriarcat de Moscou, dans la mesure où ils ont été partiellement christianisés par le Christianisme russe et se retrouvent dans l'espace géographique qui correspond à la forme fondamentale du 'territoire canonique'; ce sont les diocèses (du Patriarcat de Moscou) de tous ceux qui sont dirigés par des évêques.

LE TERRITOIRE CANONIQUE PASTORAL

Après la Révolution d'Octobre, plusieurs Russes abandonnèrent leur maison et s'en allèrent vivre dans divers endroits du monde. Ainsi, en France, en Angleterre, en Allemagne et aux Etats-Unis il existe d'importantes communautés russes. Ces Russes orthodoxes ont conservé leurs traditions religieuses, ont leurs propres églises et séminaires et sont encadrés par des prêtres et évêques du Patriarcat de Moscou. Malgré le fait que les croyants se sentent en dehors du 'territoire canonique géographique du Patriarcat' et se retrouvent en permanence dans le 'territoire canonique géographique' d'une autre Eglise qu'ayant maintenu la succession apostolique, ils restent ethniquement et culturellement un avec l'Eglise Russe Orthodoxe. Le Patriarcat a le devoir pastoral de s'occuper de ses fidèles où qu'ils soient. Cette provision d'encadrement spirituel et pastoral entre dans les attributs du Patriarcat de Moscou.

FORMES CONTESTEES DU TERRITOIRE CANONIQUE DU PATRIARCAT DE MOSCOU

Il existe d'autres aspects de la Chrétieneté russe qui se sont séparées de l'Eglise Orthodoxe Russe. Historiquement, il existe une situation qui est née du 'rascol' et de la communauté des anciens croyants qui sont ethniquement Russes comme le sont les Russes orthodoxes. Ils partagent à une grande échelle la même culture et traditions religieuses russes (distinctes de celles de Bysantine), mais ils sont hors de la juridiction du Patriarcat de Moscou et de l'Eglise Russe.

Il existe aussi différentes sectes qui surgissent au fil des siècles. Ces Russes ethniques, de croyance hétérodoxe, peuvent être considérés commme ne faisant pas partie du 'territoire canonique missionnaire' de l'Eglise Orthodoxe Russe.

L'xistance du Grec-Catholicisme à l'ouest de l'Ukraine est l'un des événements plus marquants du 'territoire canonique russe', qui seulement reçu son statut autonome il y'a quelques années. Malgré le fait que la plupart des Chrétiens de cette zone faisaient initialement partie du 'territoire canonique métropolitain' dans lequel se trouvait le patriarcat de Constantinople et plus tard du Patriarcat de Moscou, sous l'influence de pressions politiques et du Catholicisme Romain sont devenus culturellement et théologiquement séprés de l'Orthodoxie Russe.

Plus d'un million de Ruses s'enfuirent vers l'Ouest pour échapper à la terreur communiste. En 1920 plus de 20 évêques orthodoxes qui furent bannis ou qui s'enfuirent se rencontrèrent à Constantinople et décidèrent de créer une Eglise autonome. Ils tentèrent d'établir un contact avec Moscou quand les conditions le permirent. En 1934, l'Eglise Orthodoxe russe située hors de la Russie était hors de la communion canonique avec le Patriarcat de Moscou. Malgré le fait que l'Eglise autonome ne faisait pas partie du 'territoire canonique géographique' (exception faite à l'activité de ses évêques à l'intérieur de la Russie) comme l'Eglise Orthodoxe, il existait de strictes principes écclésiastiques qui indiquait qu'il devrait être une partie intégrante des aspects culturels et pastoraux du 'territoire canonique du patriarcat de Moscou'.

Une autre difficulté à l'intérieur du 'territoire canonique'du Patriarcat de Moscou d'arracher aux Orthodoxes du Patriarcat de Moscou en Estonie un statut autonome. Malgré le fait que l'Estonie soit hors de la Fédération de Russie, les ethnies russes vivant là-bas sont ethniquement semblables à celles vivant en Russie. Les Estoniens qui sont Orthodoxes, étant culturellement et ethniquement distincts reçurent leur foi à travers l'Eglise Orthodoxe Russe. Par conséquent, l'Eglise Orthodoxe en Estonie doit être considérée comme étant une composante du 'territoire canonique patriarcal' du Patriarcat de Moscou.

CONCLUSION

Malgré le fait que l'expression 'territoire canonique' ait été utilisé pour la première fois par l'Eglise Orthodoxe Russe comme pour se défendre contre les désirs expansionistes des autres Eglises Patriarcales, au vu de l'établissement en 1991 de structures éécclésiastiques en Russie par le Patriacat de l'Ouest ou la tentative du Patriarcat de Constantinople en 1996 de rendre l'Eglise d'Esthonie autonome par rapport à celle Moscou; le principe étant celui du terme 'territoire canonique' a une importante signification écclésiastique. 'Territoire canonique' est une appelation aux différentes églises, qu'elles soient patriarcales ou autonomes, de se respecter mutuellement. C'est un appel ay respect des traditions, de culture et des autres peuples. Pariellement, c'est une protection de l'harmonie fondamentale écclésiastique à l'intérieur de l'Eglise, une harmonie qui doit exister entre des cultures et mentalités spécifiques et les anciennes traditions religieuses de la Chrétieneté comme elles s'expriment différemment dans diverses parties du monde. Le défi futur est pour les Eglises de Rome et de Contantinople de promouvoir une harmonie écclésistique et de respecter le 'territoire canonique' de l'Eglise Orthodoxe Russe et du Patriarcat de Moscou. Similairement, à travers l'usage de ce même principe canonique, l'Eglise Russe affirme son respect à l'endroit des autres églises apostoliques.